La solidarité au service des moins instruits...

September 8, 2017

C'est en étant confrontée aux demandes d'aide administrative de personnes illettrées que je me suis interrogée sur les pistes de solution collectives... 

 

J'ai été membre du BruSEL, un réseau d'échange de services entre citoyens bruxellois. On se rend des services gratuitement chaque fois que possible sur la base d'une adhésion à 10€ par an. Grâce à la monnaie alternative proposée au sein de ce réseau, nous pouvons valoriser les services rendus, estimer le temps consacré, objectiver les transactions, acquérir de nouvelles habilités et tout cela sans dépenser un euro!

 

Ce réseau favorise la solidarité, le transfert de compétences, la citoyenneté active, la participation, le lien social en plus du fait qu'il permet de bénéficier d'un service de qualité dans le cadre d'un échange convivial et enrichissant. 

 

Comment se fait-il que nos membres soient essentiellement des personnes lettrées, instruites, diplômées, proche de la "norme" culturelle ?

 

Ma curiosité piquée, j'ai saisi une opportunité et initié une recherche-action afin de vérifier s'il y aurait des freins qui expliquent le peu de participation des publics dits défavorisés dans diverses initiatives citoyennes. Le phénomène de reproduction sociale cher à Bourdieu serait-il à l'oeuvre hors institutions, entre citoyens motivés par des alternatives à l'économie marchande?

 

Le projet SELIDAIRE fait état des hypothèses, des échanges et des réflexions menés en équipe, en partenariat et avec les publics concernés. Il est disponible gratuitement en version papier et peut être retiré au siège social de notre asbl. Il peut également être consulté en ligne en cliquant sur l'image de ce post.

 

Lire le rapport en ligne

 

 

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